Talkeetna est, comme les
autochtones le disent : "the last frontier"et ce à juste titre semble-t-il !
Ici, seule la route principale est goudronnée et elle ne va pas plus loin !
De petites m
aisons
en bois sont érigées par-ci par-là, l'endroit semble dédié à la montagne.
Ici tout rappelle que le Denali n'est pas loin, des phots sur les murs des
restaurants, au magasins de souvenirs, à la faune d'alpinistes qui se
promène dans les rues. Une ambiance incroyable !.
Enfin, à peine arrivés, nous allons nous
annoncer chez les gardes parcs du village, les Rangers comme on dit ici. Nous
avons droit à une présentation sur le Kinley, ses passages dangereux, ce
qu'il faut savoir, plus une foule de renseignements super utiles. Il nous
faut également nous inscrire et donner la date de notre retour - des fois
que nous ne soyons pas rentrés à temps des secours seraient alors
dépêchés
pour nous rechercher.

Lundi 12 mai, journée
d'attente dans le village, il pleut, le plafond de nuages est trop lourd
pour voler et donc nous emmener sur le glacier. Nous profitons donc de la
bibliothèque consacrée aux livres de montagne qui se trouve chez les Rangers,
allons porter quelques affaires à l'aéroport, choisissons là-bas nos Pulkas
(sortes de luges-bob pour matériel que nous allons tirer durant toute notre
ascension) et le soir allons manger un bon repas de Hallibut (le poisson
local, un régal). En nous couchant, nous faisons une secrète prière pour
qu'il fasse beau demain.
Mardi 13 mai, le temps
est toujours maussade mais la météo est optimiste pour la fin de la matinée.
Pierre-Yves et Alain vont au cimetière des alpinistes se recueillir, je ne
les suis pas histoire de ne pas avoir ces images de croix dans la tête avant
de partir. Temps inchangé jusqu'au milieu d'après-midi. Nous avons donc
reloué une chambre pour la nuit. C'est sur le coup des 15h qu'une éclaircie
se produit. Un coup de téléphone à l'aéroport nous confirme que nous
pourrons voler. Rendez-vous sur le tarmac dans 10 minutes ... le stress !

Alain et Tony partent les premiers,
Pierre-Yves et moi les suivront 1h30 plus tard.

Le vol est magnifique, survol de ces
étendues hallucinantes de marécages, forêts et rivières. Après une
demi-heure, le paysage change radicalement pour faire place à une
gigantesque chaîne de montagnes où les glaciers coulent et s'entremêlent
comme des torrents, c'est beau !
